Le SNPTES et le SNASEN ont été reçus mercredi matin, 30 septembre 2026 par la présidente du CNOUS, Bénédicte Durand accompagnée de Damien Darfeuille, sous-directeur des ressources humaines et de la formation. Cette audience a permis de rappeler que la généralisation du repas à 1 euro ne peut réussir que si les conditions de travail, la sécurité et les moyens des personnels sont réellement pris en compte.

Sur les 340 restaurants universitaires, un gros tiers sont en tension. La présidente a indiqué que le ministre devait annoncer un relâchement des moyens pour la fin de gestion 2026. Le SNPTES prend acte de cette annonce mais elle devra se traduire concrètement. Un groupe de travail doit identifier, établissement par établissement, où affecter ces moyens supplémentaires. Le SNPTES et le SNASEN demandent à y être associés et à disposer des résultats.

Le SNPTES rappelle et renouvelle sa demande de la création de 600 emplois. Sans eux et sans des moyens financiers et matériels permettant de rendre un service de qualité, le SNPTES continuera et accompagnera les personnels dans la mobilisation ! 143 M€ annoncés dans le projet de loi de finances 2027 suffiront-ils à couvrir le déficit réel par repas, et à financer les postes ?

Le déficit atteint aujourd’hui 7 euros par repas servi. Si aucun retour n’a été fait à ce stade sur l’équilibre entre étudiants boursiers et non boursiers, le SNASEN ne peut que malheureusement constater que des étudiants précaires n’arrivent pas à bénéficier du repas à 1 euro.

Pour le SNPTES et le SNASEN, la réforme des bourses doit être remise de toute urgence à l’ordre du jour des discussions.

Pour le SNPTES, la défense de la sécurité au travail des personnels est essentielle. Elle doit s’accompagner de la sécurité alimentaire pour les étudiantes et étudiants. Aussi, le SNPTES et le SNASEN soutiennent la volonté de la présidente de faire afficher dans chaque lieu de restauration universitaire le nombre de repas produits par les personnels dans le respect de la santé et sécurité au travail des personnels ainsi que des capacités d’accueil de chaque entité et de la sécurité alimentaire.

Pour le SNPTES et le SNASEN, il est essentiel et nécessaire que chaque établissement d’enseignement supérieur travaille sur la désynchronisation des pauses méridiennes des étudiantes et étudiants. La durée de cette pause étalée dans le temps doit également respecter leur santé et devrait ainsi respecter le principe d’une heure et demie de pause pour déjeuner.

Le SNASEN a également rappelé sa demande de 60 postes d’assistants de service social, avec des postes administratifs complémentaires qui pour l’instant, n’a reçu aucune réponse positive du ministère. Ces emplois doivent être créés car ils sont indispensables pour accompagner les étudiantes et étudiants en difficulté, dont les étudiants en situation de handicap.

Le SNPTES a également alerter sur le risque de démantèlement de la culture du « fait maison » et sur l’attractivité des métiers de la restauration. Il est important pour les restaurants des CROUS de rester attractif pour le recrutement de chefs cuisiniers. Pour le SNPTES, généraliser le repas à 1 euro dans le contexte actuel des finances publiques est une erreur si les moyens ne suivent pas.

Le SNPTES a rappelé l’importance de maintenir et d’améliorer le dialogue social, au niveau national comme local. L’ensemble des services des CROUS sont actuellement sous tension. Si le bilan sur les hébergements, notamment est très bon, cette réussite est avant tout celle de l’ensemble des métiers des CROUS, dont le SNPTES salue l’engagement.

Pour le SNPTES et le SNASEN UNSA, c’est l’ensemble des métiers des CROUS et du CNOUS qui doivent être défendus et financés pour le maintien d’un service public de qualité au service des étudiantes et étudiants.

Choisy-le-Roi, le 02 octobre 2026

Documents complémentaires en téléchargement
Compte rendu détaillé du SNASEN UNSA : ce document retrace l’intégralité de nos échanges lors de l’audience du 30 septembre 2026. Il aborde l’impact du repas à 1 euro sur les conditions de travail, mais détaille surtout nos demandes spécifiques de nos service sociaux, telles que l’application de la circulaire de 2002 pour l’aménagement du temps de travail des collègues titulaires et contractuel·les, ainsi que notre position sur la qualification attendue pour le poste de coordination nationale.
Courrier de revendications du SNASEN : ce texte détaille notre argumentaire sur l’augmentation de la charge de travail face à la précarité et la complexification des situations étudiant·es. Il formalise nos demandes chiffrées concernant la création de 40 postes d’assistant·es de service social, tout en alertant sur la rémunération des personnels administratifs et la nécessité d’augmenter les enveloppes des aides spécifiques

Audience avec Bénédicte Durand, présidente du CNOUS : le SNPTES-UNSA et le SNASEN-UNSA portent les alertes des personnels