La santé des enfants et des jeunes est aujourd’hui en danger. Dans nos écoles, collèges et lycées, les signaux d’alerte se multiplient tandis que les moyens humains pour y répondre s’effondrent. Infirmier·e·s, assistant·es de service social, psychologues et médecins de l’Education nationale représentent les 4 piliers du système de santé scolaire.

La santé des enfants et des jeunes est aujourd’hui en danger. Dans nos écoles, collèges et lycées, les signaux d’alerte se multiplient tandis que les moyens humains pour y répondre s’effondrent. Infirmier·e·s, assistant·es de service social, psychologues et médecins de l’Education nationale représentent les 4 piliers du système de santé scolaire. Pourtant la médecine scolaire est en train de disparaître dans l’indifférence générale. Avec seulement 500 médecins scolaires pour près de 12 millions d’élèves, la santé scolaire est devenue l’un des grands angles morts de la politique de santé publique.
La coordination entre les professionnels des 4 piliers devient plus fragile. Les situations se complexifient, les réponses arrivent trop tard et les parcours des enfants s’en trouvent durablement affectés. Avec le risque d’effondrement d’un de ses piliers, c’est tout le système de santé scolaire qui se trouve menacé.
Pourtant, les besoins sont connus et documentés : près de 15 % des collégiens et lycéens présentent un risque élevé de dépression, les situations de handicap scolarisées en milieu ordinaire ont triplé en moins de vingt ans, la myopie progresse fortement, la sédentarité et le surpoids touchent un nombre croissant de jeunes.
Derrière ces chiffres, il y a des enfants en souffrance, des familles démunies et des équipes éducatives qui alertent, souvent sans réponse rapide ni adaptée.
Faute de personnels en nombre suffisant — médecins, infirmier·es, psychologues, assistant·es sociales — la prévention recule, les inégalités se creusent et la santé des jeunes dépend de plus en plus du territoire ou des ressources familiales. Ce glissement silencieux des responsabilités vers les équipes éducatives, qui ne peuvent ni tout détecter ni tout soigner, constitue une véritable bombe à retardement en matière de santé publique.
L’UNSA Éducation appelle à une mobilisation collective immédiate. Sa pétition exige un véritable plan national pour la santé scolaire : des équipes santé-social-psychologie complètes pour chaque école et établissement, un parcours de santé effectif pour tous les élèves et un plan d’attractivité pour des métiers aujourd’hui sinistrés.
Protéger la santé mentale, physique et sociale des enfants, c’est investir dans l’avenir de toute la société.
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