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Le plan "priorité jeunesse " , outil pour les services sociaux en faveur des élèves et des étudiants

jeudi 24 avril 2014, par Marie Wecxsteen

Quelle politique pour la jeunesse ?

« Faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012. »


Voilà l’objectif fixé par le gouvernement visé par le plan "priorité jeunesse" publié en février 2013( en piéce jointe)


Les propositions du comité interministériel à la jeunesse suivent 4 lignes directrices :
- Privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès des jeunes aux droits sociaux, pour en finir avec l’empilement de mesures dérogatoires et illisibles, pour permettre l’inscription des jeunes dans la normalité et mettre fin à leur stigmatisation.
- Favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité  ; La politique de jeunesse doit permettre aux jeunes de construire leur projet de vie et de le vivre de manière autonome et sécurisée. Si un accompagnement est nécessaire, il doit l’être dans la globalité du parcours d’un jeune : depuis la formation à l’emploi, en passant par le logement, les ressources, l’accès aux loisirs et à la culture, la mobilité, etc.
- Lutter contre les inégalités et les discriminations ; La transition de l’enfance à l’âge adulte concerne tous les jeunes. La politique de jeunesse s’adresse donc à tous, et pas seulement aux plus défavorisés. Cette universalité est la condition pour éviter la stigmatisation que subissent de nombreux jeunes, tout en luttant contre les inégalités.
- Encourager la participation des jeunes dans le débat public et rendre effective la co-construction des politiques publiques

24 ministères sont engagés dans le plan d’action comportant 47 mesures réparties en 13 grands chantiers.
Quelques-unes d’entre eux concernent plus spécifiquement notre champ de compétences :


- Promouvoir la réussite de tous les jeunes en luttant contre le décrochage :
Le décrochage scolaire concerne environ 140 000 jeunes chaque année. L’objectif fixé est de diviser par deux le nombre de jeunes décrocheurs d’ici 2017 en proposant à chaque décrocheur une solution adaptée pour revenir en formation, en identifiant les signes de mal être des jeunes et en engageant des mesures de prévention pour atteindre 50% de diplômés du supérieur dans une classe d’âge. Le plan Réussite en licence a initié des projets de réorientation pour les étudiants en situation d’échec.
- Améliorer la santé des jeunes et favoriser l’accès à la prévention et aux soins  : Aider les jeunes à bénéficier d’un accès effectif aux droits existants (CMU C et complémentaire santé), définir les grandes priorités santé des jeunes pour les années à venir, augmenter le nombre de centres de santé dans les universités (de 14 en 2013 à 30 en 2015)
- Faciliter l’accès des jeunes au logement : adapter l’offre de logement aux besoins de mobilité des jeunes, mettre en place la garantie universelle de loyer qui remplacera les multiples cautions demandées jusque-là, favoriser l’accès des jeunes au logement social et les conditions d’hébergement des jeunes en alternance

- Favoriser l’accès à l’emploi des jeunes  : Un partenariat renforcé entre les établissements d’enseignement supérieur et le service public de l’emploi pour anticiper la recherche d’emploi
- Sécuriser les parcours d’insertion sociale et professionnelle des jeunes : Pour favoriser l’accès de tous les jeunes aux études supérieures et améliorer leurs chances de réussite la création d’une allocation d’études et de formation sous conditions de ressources est programmée dans le cadre d’un parcours d’autonomie. La réforme a notamment pour objectif de réduire la proportion d’étudiants pénalisés par l’obligation de travailler concurremment à leur formation dans des conditions défavorables, de mieux prendre en compte les ressources réelles des étudiants et d’atténuer les effets de seuil.


Le SNASEN UNSA éducation incite les collègues à s’appuyer sur ses politiques en faveur de la jeunesse pour réclamer la reconnaissance de nos compétences et l’attribution de moyens pour les services sociaux en faveur des élèves et des étudiants.
La réflexion sur l’articulation Bac-3 / Bac+3, la liaison lycée / universités et l’accompagnement vers l’autonomie devrait amener à interroger les complémentarités entre ces deux services.