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où et pourquoi manifester jeudi 9 mai ?

lundi 6 mai 2019, par Cege

Appel Intersyndical à la grève jeudi 9 mai 2019

Faire grève c’est déjà très bien, manifester c’est encore mieux pour dire non à au projet de loi de transformation de la Fonction Publique !

Pourquoi le SNASEN UNSA Education est très inquiet ?

Le Gouvernement veut privatiser la fonction publique !

Ce projet organise les suppressions d’emplois à plus ou moins brève échéance. Conçu comme une « boîte à outils », il vise la mise en place de restructurations, de privatisations de services, de mise à mal des règles statutaires protégeant l’indépendance des agents publics.

Quel impact pour les services sociaux spécialisés comme les nôtres ? Des missions que nous exerçons actuellement pourraient être externalisées et/ou donc transférées au privé (associations, entreprises…) ?

Le risque de voir à nouveau la décentralisation de nos services engagée est bien présent dans les annonces gouvernementales.

Pour agir unilatéralement, rapidement et amoindrir les risques de contentieux, ce projet malmène les droits collectifs et individuels des agents publics : suppression des CHSCT et de compétences des CAP, mobilités forcées, ruptures conventionnelles.

Le gouvernement facilite l’iniquité et l’isolement dans la gestion des carrières. Aujourd’hui, les Commissions Administratives Paritaires étudient toutes les évènements individuels des agents de façon collective, garantissant un traitement équitable des dossiers. Elles ne donnent qu’un avis. Demain ces commissions deviendront des instances disciplinaires et de recours sur certains sujets seulement. L’aspect métier sera gommé des CAP car elles seront organisées en catégorie A, B ou C ! Quid de la représentativité des assistants et conseillers techniques de service social à l’avenir dans ces commissions ? Nos élus SNASEN UNSA Education peuvent témoigner que leur présence en CAP permet actuellement de lutter contre des décisions qui pourraient être arbitraires, de limiter des décisions basées sur le "mérite". Les nouvelles directives tendent à aller dans ce sens : les modalités d’avancement cette année en catégorie A avec les avis « favorables » et « sans opposition « témoignent bien de la volonté de donner tous pouvoirs à la hiérarchie sans possibilité pour l’agent d’effectuer un recours à une décision qu’il estimerait arbitraire ! Demain, l’administration n’aurait plus à justifier de ses décisions !

Aujourd’hui, les CAP suivent les dossiers individuels des agents (mutation, promotion, avancement). Demain, l’agent sera seul face à sa hiérarchie pour traiter de toutes ses demandes.

Le gouvernement dilue la sécurité et les conditions de travail Aujourd’hui, les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail sont indépendants des autres instances. Les représentants des personnels sont spécialisés et peuvent intervenir en cas de problème sur le lieu de travail pour protéger les agents mais aussi en cas de restructuration. Demain, cette mission sera noyée dans une instance unique au détriment de la sécurité et des conditions de travail des agents.

La création de contrats de mission de 1 à 6 ans et de CDD de trois ans renouvelables renforce la précarité dans la fonction publique et éloigne d’autant une possible titularisation ou cédéisation des agents contractuels. Elle ouvre de plus la possibilité de recruter restrictivement sur les bases du statut de la fonction publique.

Nombre de postes de vacataires dans certaines académies nous interpellent sur les choix qui pourraient être opérés pour notre ministère pour des économies budgétaires ! Les conséquences en termes de rupture de continuité de service sont connues et dénoncées par les équipes éducatives et les établissements scolaires.

Les agents publics, considérés par le gouvernement comme des poids budgétaires, sont la cible de mesures négatives à leur encontre depuis le début du quinquennat : gel du point d’indice, jour de carence, aucune revalorisation salariale, baisse du pouvoir d’achat, amoindrissement de leurs droits…

Réagir avec l’UNSA

L’UNSA défend les CHSCT et les CAP actuels car ils garantissent aux agents des droits collectifs de protection, de transparence et d’équité.

L’UNSA s’oppose à la transformation du système de sanctions disciplinaires et propose que la suspension de trois jours (3 jours sans salaire) ne puisse être infligée par le seul supérieur hiérarchique !

L’UNSA s’oppose à la rupture conventionnelle qui laisse l’agent seul face à son employeur. Elle propose qu’un conseiller syndical mandaté par une organisation syndicale représentative puisse accompagner chaque agent dans ses démarches.

L’UNSA propose de donner des nouveaux droits aux agents comme le droit à déconnexion.

Avec l’UNSA, défendons le droit et la protection des agents publics !

Avec l’UNSA, revendiquons l’augmentation de la valeur du point d’indice afin d’améliorer notre pouvoir d’achat, la suppression du jour de carence.

Opposons nous aux 120 000 nouvelles suppressions de postes annoncées ! Les suppressions des postes de personnels administratifs impactent directement nos services qui sont souvent la variable d’ajustement des moyens dans une DSDEN : moyens en secrétariat régulièrement en baisse pour nos services !

Participons massivement à la grève le 9 mai !

Retrouvez les lieux de rassemblements départementaux iciou sur notre site

Le nombre de manifestants compte beaucoup pour faire pression sur le gouvernement !