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Le SNASEN UNSA demande la création de 50 postes pour le service social des étudiants !

lundi 4 décembre 2017, par Tiphaine Jouniaux

 

 

Plan étudiant : un meilleur accompagnement social vers le supérieur?

Extrait courrier adressé à la Ministre de l'Enseignenment Supérieur et au Président du CNOUS

Le SNASEN UNSA considère avec attention les propositions issues du plan étudiant présenté le 30 octobre 2017 et comprend l’inquiétude des étudiants devant le risque de voir s’accroitre la sélection à l’entrée à l’université qui doit rester accessible pour tous les bacheliers comme le prévoit la loi républicaine. 
Le SNASEN Unsa interroge la cohérence des politiques ministérielles quand la montée démographique n’a pas été anticipée malgré les mises en garde.
Le service social des CROUS est le témoin privilégié des difficultés d’insertion des étudiants dans leur parcours d’étude et du nécessaire accompagnement dans l’apprentissage de l’autonomie, particulièrement pour les plus fragiles d’entre eux. Le service social des CROUS contribue à la réduction des inégalités sociales. Dans ce contexte de montée en charge démographique, nous craignons que les inégalités sociales se creusent davantage. 
Permettre un meilleur accompagnement dés le lycée de l’orientation, en faire une décision active et mieux éclairée dans le cadre de la liaison bac-3/bac+3 participe indéniablement à la réussite du projet étudiant et la prise d’autonomie. Le service social des élèves est fortement sollicité au sein des lycées par les  équipes, les jeunes et leurs familles pour préparer cette étape décisive en lien avec  le service social des CROUS, expert des conditions de vie étudiante. Or le redéploiement de moyens de service social élèves  vers le primaire de l’éducation prioritaire amène à délaisser le public lycéen dans beaucoup d’académies qui se voit privé de cet accompagnement social.  Le SNASEN UNSA revendique des moyens pour un  service social de la maternelle à l’université
L’effort annoncé visant à renforcer le rôle des services de santé universitaires comme pivot de la santé étudiant est indispensable pour favoriser l’accés au droit à la santé à condition qu’elle ne se fasse pas au dépens d’une politique de prévention globale y compris sociale.  Le SNASEN Unsa réclame donc que ce renfort concerne aussi la création de poste d’assistants de service social au sein des services de santé universitaire qui, en lien avec leurs collègues du CROUS, dans le cadre de conventionnement par exemple, contribuent à l’amélioration de la vie étudiante.
Les mesures consistant à mobiliser des aides globales à l’autonomie,  réduire les coûts de la scolarité, financer le logement étudiant  ne porteront ses fruits que si des moyens humains sont  investis dans l’accompagnement. Le service social des CROUS exerçant des missions d’accompagnement social n’a pas vu ses effectifs augmenter pour faire face au nombre croissant d’étudiants.  On estime à 28 000 le nombre de bacheliers supplémentaires par rapport à 2017 à poursuivre des études en 2018. Les assistants de service social voient leur charge de travail s’alourdir, les difficultés sociales et psychologiques des élèves tendent à se complexifier et s’accroitre.
Les logiques gestionnaires actuelles au sein du Ministère de l’enseignement supérieur favorisant une mise en concurrence comptable entre les CROUS prennent par ailleurs le pas sur la qualité de l’accompagnement du service social aux dépens de l’intérêt des étudiants. 
Une nouvelle fois, le PLF 2018 ne prévoit pas de moyens supplémentaires pour l’accompagnement social des étudiants de plus en plus nombreux
Pour garantir la réussite des jeunes dans l’enseignement supérieur, le SNASEN Unsa demande la création d’au moins 50 postes pour le service social des étudiants au sein des CROUS.